EnjoyHistoire de vie – Mel

Il parait que j'ai osé faire des choses que peu osent faire dans une vie. Alors je me dis que ça pourra peut-être te donner le goût d'essayer et de voir que toi aussi tu peux y arriver à te construire une vie dans laquelle tu peux te sentir bien.

Melissa

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Histoire de vie – Mel

Il y a une semaine, Steph m’a dit que ça serait cool que je raconte mon histoire. Tsé, pour que les filles d’ici puissent apprendre à me connaître. Pour de vrai. Qu’elles connaissent tout le cheminement qui m’a fait arriver là, ici, maintenant. La vérité, c’est que j’aime pas ça raconter ma vie.

De 1) parce que j’ai une partie de mon cerveau qui me dit tout le temps : t’as rien d’exceptionnel. Tout le monde a des casseroles, t’es pas la 1ère. Pas besoin d’en faire tout un fromage.

Et de 2) parce que l’autre partie de mon cerveau est toujours déçue quand je raconte des bouts et que je vois que les gens réagissent pas comme je l’avais espéré. En fait, je crois que j’aimerais qu’ils ressentent toute les douleurs que j’ai ressenties au cours des 30 dernières années. Mais en même temps, quand ils sont touchés, je peux pas m’empêcher de rajouter un « Bah, tsé, il y a pire hein ». Comme si n’importe quelle réaction irait jamais.

Mais il parait que j’ai osé faire des choses que peu osent faire dans une vie. Alors je me dis que ça pourra peut-être te donner le goût d’essayer et de voir que toi aussi tu peux y arriver à te construire une vie dans laquelle tu peux te sentir bien.

Blackout

Je pense que le premier déclencheur de tout a été l’abandon de ma mère à 8 ans. Belle entrée en matière hein ?

Un matin d’été je me suis levée et j’ai retrouvé mon père en pleurs sur la terrasse à me dire « Maman est partie, elle reviendra pas ». Elle l’avait quittée pour un des collègues de bureau et ami de mon père. Il était tellement à ramasser à la petite cuillère qu’il m’a laissée chez ma grande soeur. Je sais même plus combien de temps j’y suis restée. 2 jours ? 2 semaines ? 2 mois ? Mon cerveau a complètement bloqué tout ça. La vérité, c’est que j’ai plus aucun souvenir d’avant cette date-là. Plus rien du tout. Le blackout total.

Puis ma soeur m’a ramenée chez ma mère. Nouvelle maison, nouveau beau-père, nouvel environnement. Au début c’était pas vraiment ça. Pis après avec le temps, ça a été mieux.

J’allais chez mon père un weekend sur deux. À prendre l’avion toute seule pour aller le voir de l’autre côté de la France à 10 ans. Puis on s’est rapprochés de là où il habitait quand j’ai été ado et là ça a commencé à aller mal. Dans ma tête. Et dans mes baskets.

Mon père faisait tout pour me changer. Changer mes vêtements. Changer mes chaussures. Chaussures mes manières de penser. Changer mes activités. Un jour ça a été trop. Je devais avoir dans les 13 ans peut-être, je me souviens plus trop. Je lui ai dit « Ramène-moi chez maman ». Il m’a dit « Si je te ramène maintenant, tu ne me verras plus. » Pis il a eu raison : je l’ai plus jamais revu.

Adolescence de merde.

Que celle qui a aimé son adolescence vienne m’expliquer comment c’est possible. Pour vrai je crois que je connais pas une personne sur terre qui a aimé cette période de sa vie. J’ai pas dérogé à la règle. Moqueries, harcèlement scolaire, premier petit ami qui te quitte en te disant qu’il t’a jamais aimée, à pas savoir qui je suis, ce que je voulais, qui je voulais devenir. Faque tout ça, ça donne quoi ? Décrochement scolaire, redoublement, sécher les cours, pensées suicidaires… Tu connais le combo.

À tout ça, ajoute des parents (mère et beau-père si t’as suivi ????) qui se bloquent à vivre dans les années 1930 (maison, décoration, meubles, pas d’internet, pas de cellulaire, voiture retro, pas d’électro) bah ça veut dire une fille qui s’habille bizarrement, qui regarde pas la télé, qui a aucun point d’ancrage commun avec les autres auquel se raccrocher… Autant te dire qu’avoir des amis a été difficile. Jusqu’à ce que je tombe sur une bande d’amis « bizarres » eux aussi. Tsé, ce genre de personne qui ne fitte dans aucune case : ni populaire, ni sportif, ni intello, ni d’arts plastiques. Des personnes uniques réunies par leur amour d’être qui ils sont et fitter nulle part. Maudit que je les aimais.

Avec eux je m’assumais pleinement : je mettais une chaussure différente à chaque pied, je leur tirais les cartes, je dessinais, j’écrivais un livre, j’ai découvert les livres young adulte fantasy, je faisais des blagues sexuelles avec les mecs…

Pour la première fois je me sentais à ma place. Reconnue. Appréciée pour qui j’étais.

Mon étincelle de lumière

Par miracle, j’ai eu mon bac sciences économiques avec mention et je suis partie étudier la création et gestion de projets en école privée pendant 2 ans. J’y ait rencontré ma meilleure amie. Et pour la première fois de ma vie, j’ai aimé apprendre. J’ai aimé travailler. J’étais bonne dans ce que je faisais. Je kiffais littéralement la gestion de projets. Je sentais qu’on m’apprenait quelque chose qui me servirait à quelque chose. En parallèle, j’ai aussi rencontré Alex. L’amour de ma vie. La personne qui partage ma vie depuis maintenant 9 ans. Ma bouée. Mon ancrage. Ma force. Ma lumière.

On s’est installés ensemble au bout d’un an. Appartement. Travail permanent. Bonheur d’être en couple. Mais plus les jours passaient, plus on se sentait vides de l’intérieur. Pas de buts. Pas de nouveauté. Se lever, manger, travailler, dormir, recommencer. Les repas de familles les dimanches. S’acharner à la job la semaine. Recommencer.

On voulait plus de cette vie. Et la vérité, c’est qu’on en pouvait plus de la mentalité française : juger les autres, se croire supérieurs, moi d’abord les autres après… On avait soif de gentillesse, de sincérité, de liberté, soif de découverte, soif d’accomplissement. Au début, on s’est dit : On va créer notre propre maison en conteneurs. Ça va nous donner un projet.

Mais ça changeait pas notre environnement, ça changeait pas les gens, les propos des gens qu’on croisait. Et petit à petit, ou d’un coup, je saurais pas vraiment te dire, on a pris conscience que ce qu’on voulait en fait, c’était quitter la France.

L’expatriation

On s’était mis 2 possibilités : partir faire le tour de l’Europe en Van ou s’expatrier au Canada. On a participé pour avoir un PVT (Permis Vacances Travail au Canada). 1 mois après Alex était tiré au sort parmi des dizaines de milliers de personnes. C’était fixé. On partirait sur le dernier vol d’Air Transat de l’année au départ de Bordeaux : le 13 octobre 2016.

En fait, on s’était même pas demandés si c’était une bonne idée ou pas. On voulait le faire. C’est tout. Alors on l’a fait. Dans notre tête, ça serait forcément mieux que là où on était.

On avait 2 mois pour vendre nos voitures, nos objets, nos meubles. On est partis avec 2 valises de vêtements pis le chat. C’est tout. Comme si on avait jamais vécu en France. Comme si on effaçait toute notre vie passée.

7h d’avion plus tard, il a fallut tout faire en moins d’une semaine : trouver un job, trouver un appart, acheter des meubles, acheter une voiture, acheter des objets de la vie de tous les jours. Le tout avec 6000$ en poche. Autant te dire que ça a été la course. Rajoute à ça ta tante qui t’annonce au lendemain de ton arrivée que ton père a un cancer incurable et n’a plus que quelques semaines à vivre pis t’as un autre combo gagnant.

On se dit souvent : si seulement je pouvais tout recommencer à 0. Mais crois-moi, tout recommencer, ça occasionne quand même pas mal de stress. Est-ce qu’on le referait sachant toutes les épreuves qu’on a eu en chemin ? Certain que oui. Mais vaut mieux que tu sois certaine de ce que tu veux vraiment. Parce que là je te saute pas mal de passages, mais ça a pas été simple simple.

Découverte de soi

Et une fois bien installés, j’ai eu envie de faire comme Alex : avoir ma propre entreprise. Faque j’ai lancé Tadame en tant qu’adjointe virtuelle. Et même si j’avais plein de clients, je me sentais mal. J’étais pas heureuse dans mes baskets. À l’époque, je venais de mettre des mots sur ce que je ressentais depuis toujours : la fluidité de genre. Se sentir parfois femme, parfois rien, parfois neutre, entre deux. J’avais besoin de creuser en profondeur tout ça. De découvrir qui j’étais. Ce que je voulais vraiment. D’avoir une entreprise qui me permettrait de guider mes clients et pas de seulement exécuter.

Puis je suis tombée sur le Human Design. Totalement par hasard. Enfin non. Je pense que c’était prédestiné en fait. Cet outil a littéralement changé ma vie. Il m’a permis de mettre des mots sur qui j’étais vraiment, sans même que j’arrive à le faire moi-même. Ça a été mon premier pas dans le développement personnel et la spiritualité. Et depuis que je sais enfin que je suis faite pour refléter les personnes qui sont en face de moi, j’ai choisi de m’en servir chaque jour pour pouvoir aider toutes celles qui se sentent perdues à trouver leur chemin.

Parce que j’ai tellement souffert de ne pas savoir qui j’étais, de me faire obligée à vivre d’une certaine manière par mes parents et la société qui ne me correspondait pas ; que tout ce mal-être en deviendrait ma plus grande force : Ma motivation intrinsèque d’accompagner les autres vers leur propre lumière.

Tout ça pour te dire que toi aussi t’as certainement vécu des choses pas très cool. Que tu te sens peut-être mal au fond de toi. Perdue, étouffée, morte. Je le feel à 300%. Mais tu peux choisir de changer ton avenir. C’est pas parce que tu te sentais mal dans le passé et dans le présent que ça fait que ton futur sera mauvais aussi. Non.

Tu as le choix de vivre ta meilleure vie. Dès aujourd’hui.

Tout le temps.

Quoi qu’il arrive. Lâche rien. Passe à l’action. Un pas à la fois.

Et toi, c’est quoi ton histoire ?

MON INSPIRATION

La recette du bonheur et du succès, c'est simplement d'être soi-même.

David Laroche

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